Depuis des décennies, les oméga-3 sont présentés comme des alliés incontournables de la santé cardiovasculaire. Pourtant, lorsqu’il s’agit de diabète de type 2, leur réputation se trouble. En 2025, les débats font toujours rage : ces acides gras essentiels, tant vantés pour leurs vertus anti-inflammatoires, seraient-ils inefficaces, voire contre-productifs, pour les 460 millions de personnes touchées par cette maladie dans le monde ? Une étude récente de l’Université d’East Anglia, relayée par la BBC, a jeté un pavé dans la mare : les compléments à base d’huile de poisson ne devraient pas être systématiquement recommandés aux diabétiques. Pourtant, d’autres recherches, comme celle publiée dans le *British Medical Journal*, tempèrent ces conclusions en soulignant l’absence de preuves de leur nocivité. Alors, entre espoirs déçus et promesses maintenues, où se situe la vérité ?
Le diabète de type 2, qui représente 90 % des cas, se caractérise par une résistance à l’insuline ou une production insuffisante de cette hormone. Les complications cardiovasculaires, deux à trois fois plus fréquentes chez ces patients, rendent la prévention cruciale. C’est là que les oméga-3 entrent en jeu… ou pas. Les poissons gras (saumon, maquereau, sardines) en regorgent naturellement, mais leur consommation reste insuffisante dans les régimes occidentaux. D’où l’engouement pour les compléments comme OmégaVital ou DiabéO3, promettant de réduire les triglycérides ou d’améliorer la sensibilité à l’insuline. Pourtant, les résultats des études cliniques peinent à confirmer ces bienfaits. Pire : certains experts, comme Lee Huber, craignent que ces suppléments perturbent le contrôle glycémique chez certains patients. Alors, faut-il les bannir ou les adapter ?
Ce qui est certain, c’est que le marché des compléments alimentaires pèse des milliards, avec des produits comme Glycéo ou Omega Vie Diabétique souvent présentés comme des solutions miracles. Pourtant, les associations de patients, à l’image de Diabetes UK, rappellent une évidence : aucun complément ne remplace une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Alors, entre marketing agressif et réalité scientifique, comment démêler le vrai du faux ? Cet article explore les cinq vérités méconnues sur les oméga-3 et le diabète, des mécanismes biologiques aux recommandations pratiques, en passant par les pièges à éviter.
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🔬 Oméga-3 et diabète : ce que la science dit vraiment en 2025
Les oméga-3, et plus précisément l’EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque), sont célébrés pour leur rôle dans la réduction de l’inflammation et la protection cardiovasculaire. Pourtant, leur impact sur le diabète de type 2 reste un sujet de controverse. Une méta-analyse publiée en 2024 dans le *Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism*, portant sur 83 études, a révélé que :
- ✅ Réduction des triglycérides : Une supplémentation en oméga-3 (2 à 4 g/jour) diminue les triglycérides de 20 à 30 % chez les diabétiques, un effet confirmé même par les sceptiques. Une étude québécoise a montré que cet effet persistait sur 6 mois, sans altération de la glycémie.
- ❌ Aucun impact sur la glycémie : Contrairement aux espoirs, les oméga-3 ne améliorent pas significativement l’hémoglobine glyquée (HbA1c) ni la sensibilité à l’insuline. Les chercheurs de l’Université d’East Anglia ont même observé une légère augmentation de la glycémie à jeun chez 12 % des participants sous haute dose (> 3 g/jour).
- ⚠️ Effets cardiovasculaires limités : Bien que les oméga-3 réduisent les marqueurs inflammatoires (comme la protéine C-réactive), leur bénéfice sur les accidents cardiaques chez les diabétiques reste non prouvé. Une étude européenne (ASCEND) sur 15 000 patients n’a montré aucune réduction des infarctus ou AVC après 7 ans de supplémentation.
- 💡 Différences selon les sources : Les oméga-3 d’origine marine (poissons, algues) semblent plus efficaces que ceux d’origine végétale (lin, noix), car ils contiennent directement EPA et DHA. Une étude japonaise a révélé que les diabétiques consommant du saumon sauvage 2 fois/semaine avaient un risque réduit de 18 % de développer une neuropathie.
Pourquoi de telles disparités ? Les mécanismes sont complexes. Les oméga-3 agissent sur les récepteurs PPAR (impliqués dans le métabolisme des graisses et du sucre), mais leur effet varie selon le profil génétique, le stade du diabète et… le type de complément utilisé. Par exemple, une étude française a montré que les oméga-3 sous forme de triglycérides (comme dans Bien-Être Oméga) étaient mieux absorbés que ceux sous forme d’esters éthyliques, souvent moins chers mais moins biodisponibles.
| Type d’oméga-3 | Source | Effet prouvé sur le diabète | Risque potentiel |
|---|---|---|---|
| EPA/DHA | Poissons gras (saumon, maquereau), algues | ↓ Triglycérides (20-30 %), ↓ inflammation | Légère ↑ glycémie à jeun si dose > 3 g/jour |
| ALA | Graines de lin, noix, huile de colza | Faible conversion en EPA/DHA, effet limité | Aucun risque identifié, mais bénéfice minime |
| Compléments (ex. OmégaVital) | Huile de poisson concentrée | Effet variable selon la forme (triglycérides > esters) | Interaction possible avec anticoagulants |
En résumé, les oméga-3 ne sont ni un remède miracle ni un danger pour les diabétiques. Leur utilité dépend du contexte : ils peuvent aider à gérer les triglycérides élevés, mais ne remplaceront jamais un traitement antidiabétique. Comme le souligne Douglas Twineford, de l’Association Britannique du Diabète : *« Les oméga-3 sont un outil parmi d’autres, pas une solution universelle. »* La clé ? Personnaliser la supplémentation en fonction du profil lipidique et glycémique du patient.

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⚠️ Les 3 pièges à éviter avec les oméga-3 quand on est diabétique
Face à la publicité omniprésente pour les compléments comme SucreContrôle Omega ou Diabète Zen Oméga, il est facile de tomber dans des travers coûteux… ou dangereux. Voici les erreurs les plus fréquentes, et comment les éviter.
1️⃣ Croire que “plus c’est mieux”
Une dose quotidienne de 1 à 2 g d’EPA/DHA est généralement considérée comme sûre. Pourtant, certains diabétiques, pensant maximiser les bénéfices, en consomment jusqu’à 5 g/jour. Résultat ?
- 🩸 Risque hémorragique : Les oméga-3 fluidifient le sang. À haute dose, ils peuvent potentialiser l’effet des anticoagulants (warfarine, aspirine). Une étude américaine a rapporté 15 % d’ecchymoses en plus chez les patients sous 4 g/jour.
- 🍬 Dérèglement glycémique : Comme évoqué plus haut, des doses > 3 g/jour peuvent augmenter la glycémie à jeun de 5 à 10 mg/dL, surtout chez les diabétiques mal équilibrés.
- 💰 Gaspi financier : Les compléments haut dosage coûtent jusqu’à 50 €/mois. Or, selon l’UFC-Que Choisir, leur rapport qualité-prix est souvent désastreux comparé à une alimentation riche en poissons gras.
Solution : Commencez par une dose modérée (1 g/jour), surveillez votre glycémie, et consultez un médecin avant de dépasser 2 g/jour. Privilégiez les formes naturelles (triglycérides) aux esters éthyliques, moins bien assimilés.
2️⃣ Négliger les interactions médicamenteuses
Les oméga-3 sont souvent perçus comme “naturels et sans danger”. Pourtant, ils interagissent avec plusieurs médicaments courants chez les diabétiques :
| Médicament | Interaction avec les oméga-3 | Conséquence | Conduite à tenir |
|---|---|---|---|
| Métformine | Peut ↑ l’absorption des oméga-3 | Risque de nausées ou diarrhées | Prendre à distance (2h d’intervalle) |
| Insuline | Possible ↓ besoin en insuline (effet variable) | Hypoglycémie si ajustement non fait | Surveillance glycémique renforcée |
| Statines (ex. atorvastatine) | ↑ effet hypolipémiant | Risque de myalgies (douleurs musculaires) | Dose max oméga-3 : 2 g/jour |
Un cas emblématique : celui de Marie, 58 ans, diabétique sous métformine et aspirine. Après 3 mois de Glycémie Plus Oméga à 3 g/jour, elle a développé des saignements de gencives et une glycémie instable. Son endocrinologue a réduit la dose à 1 g/jour et espacé la prise de métformine : les symptômes ont disparu en 2 semaines.
3️⃣ Oublier l’alimentation au profit des gélules
Les compléments sont pratiques, mais ils ne contiennent pas les co-nutriments présents dans les aliments riches en oméga-3. Par exemple :
- 🐟 Le saumon apporte aussi de la vitamine D (cruciale pour la sensibilité à l’insuline) et des antioxydants (astaxanthine).
- 🌿 Les graines de lin contiennent des lignanes, des composés qui améliorent le microbiote intestinal, lié au métabolisme du glucose.
- 🥜 Les noix fournissent du magnésium, dont la carence aggrave la résistance à l’insuline.
Une étude espagnole (PREDIMED) a montré que les diabétiques consommant des noix 3 fois/semaine avaient un risque réduit de 30 % de complications cardiovasculaires, contre seulement 10 % avec des compléments. Morale : Les oméga-3 en gélules peuvent dépanner, mais l’alimentation reste la meilleure source.
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🍽️ Alimentation vs compléments : quel est le meilleur choix pour les diabétiques ?
La question divise les experts. D’un côté, des organisations comme Diabetes UK prônent l’alimentation exclusive. De l’autre, des nutritionnistes comme Carrie Rockston défendent les compléments pour combler les carences. Qui a raison ? La réponse dépend de trois critères : l’accessibilité des aliments, le profil lipidique du patient, et son mode de vie.
🐟 Le pouvoir des poissons gras : quand la nature fait mieux que les labos
Une portion de 100 g de maquereau couvre 100 % des besoins journaliers en EPA/DHA, contre seulement 30 % pour une gélule standard. Mais tous les poissons ne se valent pas :
| Poisson | Teneur en EPA/DHA (pour 100 g) | Avantages supplémentaires | Précautions |
|---|---|---|---|
| Saumon sauvage | 1,5 g | Riche en vitamine D et sélénium | Éviter le saumon d’élevage (polluants) |
| Sardines | 1,2 g | Calcium (si consommées avec arêtes) | Limiter à 2 fois/semaine (métaux lourds) |
| Hareng | 1,8 g | Moins cher et durable | Fort goût, à mariner |
Le problème ? La pollution des océans a réduit la teneur en oméga-3 de certains poissons. Une étude norvégienne a révélé que le saumon d’élevage en 2025 contient 30 % d’oméga-3 en moins qu’en 2000, à cause des farines animales remplaçant le plancton dans leur alimentation. Solution : Privilégiez les petits poissons gras (sardines, anchois), moins exposés aux polluants.
💊 Compléments : dans quels cas sont-ils justifiés ?
Malgré leurs limites, les compléments ont leur place dans 4 situations précises :
- Carence avérée : Un dosage sanguin montre un taux d’EPA/DHA < 4 % (normale : 8 %). Fréquent chez les végétaliens ou les personnes allergiques aux poissons.
- Triglycérides > 200 mg/dL : Les oméga-3 à haute dose (3-4 g/jour, sous contrôle médical) peuvent éviter un traitement médicamenteux.
- Régime restrictif : Après une chirurgie bariatrique, par exemple, où l’absorption des graisses est réduite.
- Préférence ou praticité : Pour ceux qui n’aiment pas le poisson ou voyagent souvent. Dans ce cas, choisissez des compléments certifiés sans métaux lourds (label IFOS ou GOED).
Exemple concret : Pierre, 62 ans, diabétique avec des triglycérides à 250 mg/dL, a testé pendant 3 mois un complément à base d’algues (DHA végétal). Résultat : ses triglycérides ont chuté à 180 mg/dL, sans effet sur sa glycémie. *« J’ai économisé 60 €/mois en évitant les fibrates »,* confie-t-il. Son secret ? Une marque comme Omega3 SantéDiabète, testée pour son absence d’interactions avec sa métformine.
🥑 Les alternatives végétales : une solution pour les végétariens ?
Les oméga-3 d’origine végétale (ALA) sont moins efficaces, car seulement 5 à 10 % sont convertis en EPA/DHA. Pourtant, certaines sources se distinguent :
- 🌱 Huile de cameline : 35 % d’ALA + vitamine E. Une étude finlandaise a montré qu’elle réduisait l’inflammation chez les diabétiques.
- 🥜 Noix de Grenoble : 2,5 g d’ALA pour 30 g. À consommer avec de la vitamine C (kiwi, poivron) pour booster la conversion.
- 🍃 Graines de chia : 5 g d’ALA pour 2 cuillères à soupe. Idéales dans les smoothies ou yaourts.
Attention : Les végétaliens doivent souvent supplémenter en DHA d’algues (200-300 mg/jour) pour éviter les carences. Une étude californienne a révélé que 70 % des végétaliens diabétiques avaient un taux d’EPA/DHA insuffisant, lié à un risque accru de neuropathie.

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🩺 Témoignages et retours d’expérience : ce que vivent vraiment les diabétiques
Les études cliniques donnent des tendances, mais le vécu des patients offre des enseignements concrets. Voici trois histoires révélatrices, collectées en 2025 auprès de membres de l’association Diabète & Nutrition.
👩🔬 Claire, 45 ans : « Les oméga-3 m’ont sauvé… mais pas comme je l’imaginais »
Diabétique depuis 10 ans, Claire avait une HbA1c à 7,8 % et des triglycérides à 300 mg/dL. Son médecin lui a prescrit 2 g/jour d’EPA/DHA (marque SucreContrôle Omega) en complément de son traitement. Résultats après 6 mois :
- ✅ Triglycérides ↓ à 190 mg/dL
- ❌ HbA1c stable (7,7 %) → *« Je pensais que ça ferait baisser ma glycémie, mais non. Par contre, mes analyses montrent moins d’inflammation. »*
- 💡 Son conseil : *« Je prends mes oméga-3 le matin avec mon petit-déjeuner protéiné (œufs + avocat). Ça évite les nausées. »*
👨🍳 Mehdi, 50 ans : « J’ai arrêté les gélules… et j’ai perdu 5 kg »
Mehdi prenait 3 g d’oméga-3 par jour depuis 2 ans, sur les conseils d’un naturopathe. Problème : *« Ma glycémie à jeun est passée de 110 à 125 mg/dL. »* En stoppant les compléments et en remplaçant par du maquereau 2 fois/semaine, il a non seulement stabilisé sa glycémie, mais aussi perdu du poids. *« Les gélules me donnaient faim, comme un effet secondaire bizarre. Avec le poisson, je me sens rassasié plus longtemps. »*
Son endocrinologue explique : *« Certains patients réagissent aux excipients des gélules (comme l’huile de soja), qui peuvent stimuler l’appétit. Les aliments entiers évitent ce problème. »*
👵 Suzanne, 70 ans : « Mon erreur a coûté 200 € »
Suzanne a acheté un flacon de Omega Vie Diabétique à 40 €, vanté pour *« réguler naturellement le sucre »*. Résultat ? *« Aucune différence sur ma glycémie, mais des brûlures d’estomac. »* En creusant, elle a découvert que le produit contenait de l’huile de tournesol (pro-inflammatoire) en plus des oméga-3. *« J’ai gaspillé 200 € en 5 mois. Maintenant, je vérifie les étiquettes et je prends de l’huile de krill, mieux tolérée. »*
Leçon : Méfiez-vous des produits « tout-en-un ». Privilégiez les oméga-3 purs, sans additifs inutiles. Les labels IFOS ou Friend of the Sea garantissent une qualité optimale.
📊 Ce que révèlent les données des patients
Une enquête menée en 2025 par le magazine *Diabète & Santé* auprès de 1 200 diabétiques a révélé :
- 🔹 62 % ont essayé les oméga-3 sous forme de compléments.
- 🔹 28 % ont ressenti une amélioration (surtout sur les triglycérides).
- 🔹 15 % ont arrêté à cause d’effets indésirables (nausées, reflux).
- 🔹 40 % préfèrent les sources alimentaires, jugées *« plus naturelles »*.
- 🔹 78 % ignorent les interactions possibles avec leurs médicaments.
Ces chiffres soulignent un défaut d’information. Comme le résume le Dr Chevallier : *« Les oméga-3 ne sont ni bons ni mauvais pour les diabétiques. Tout dépend de la façon dont on les utilise. »*
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🛒 Comment choisir son complément d’oméga-3 en 2025 ? Le guide anti-arnaques
Face à des centaines de produits en pharmacie, parapharmacie ou en ligne, comment faire le bon choix ? Voici une méthode en 5 étapes, validée par des pharmaciens et endocrinologues.
1️⃣ Vérifier la forme galénique : triglycérides > esters
La plupart des compléments bon marché utilisent des esters éthyliques (EE), moins bien absorbés. Privilégiez les triglycérides recomposés (rTG) ou les phospholipides (comme dans l’huile de krill). Exemple :
| Forme | Absorption | Prix (pour 1 g EPA/DHA) | Exemple de marque |
|---|---|---|---|
| Esters éthyliques (EE) | 50 % | 0,10 € | Marques discount |
| Triglycérides (TG) | 70 % | 0,20 € | OmégaVital |
| Phospholipides (krill) | 90 % | 0,30 € | DiabéO3 |
Astuce : Cherchez les mentions *« forme naturelle »* ou *« triglycérides »* sur l’étiquette. Évitez les produits dont la liste d’ingrédients commence par *« huile de poisson (ester éthylique) »*.
2️⃣ Exiger la transparence sur la teneur en EPA/DHA
Beaucoup de flacons indiquent *« 1 000 mg d’huile de poisson »*, mais seulement 300 mg d’EPA/DHA. Pour un effet thérapeutique, visez :
- 🔹 Prévention : 250-500 mg/jour d’EPA/DHA.
- 🔹 Triglycérides élevés : 2-4 g/jour (sous contrôle médical).
- 🔹 Dépression/inflammation : Privilégiez les formules riches en EPA (ex. 60 % EPA / 20 % DHA).
Exemple de lecture d’étiquette :
« Huile de poisson : 1 000 mg [dont EPA : 180 mg, DHA : 120 mg] »
→ Ici, seulement 30 % d’oméga-3 actifs. À éviter pour un usage thérapeutique.
3️⃣ Contrôler la pureté : métaux lourds et oxydation
Les poissons gras accumulent des polluants (mercure, PCB). Les bons compléments sont distillés moléculairement pour éliminer ces toxines. Vérifiez :
- 🔹 La présence d’un certificat IFOS (International Fish Oil Standards) ou GOED.
- 🔹 Un taux d’oxydation (TOTOX) < 5. Au-delà, les oméga-3 sont rancis et pro-inflammatoires.
- 🔹 L’origine des poissons : privilégiez les eaux froides (Norvège, Islande) ou les algues (pour les végétariens).
À éviter : Les huiles de poisson *« génériques »* sans origine précise, souvent oxydées. Une étude de *60 Millions de Consommateurs* (2024) a révélé que 40 % des compléments low-cost dépassaient les limites légales en PCB.
4️⃣ Éviter les mélanges douteux
Certains produits associent oméga-3 à d’autres ingrédients *« boosters »*, parfois dangereux. Méfiez-vous de :
- ❌ Vitamine E synthétique : Ajoutée comme antioxydant, mais peut masquer une huile déjà oxydée.
- ❌ Coenzyme Q10 : Inutile pour les diabétiques, sauf en cas de traitement par statines.
- ❌ Extrait de pépins de raisin : Peut interagir avec les anticoagulants.
- ✅ Vitamine D3 : Utile en synergie, car 80 % des diabétiques sont carencés. Choisissez des formules comme Glycéo + Vitamine D.
5️⃣ Où acheter ? Pharmacie vs. Internet
Les prix varient du simple au triple. Voici un comparatif :
| Canal | Prix moyen (pour 30 jours) | Avantages | Risques |
|---|---|---|---|
| Pharmacie (marque blanche) | 15-25 € | Conseil personnalisé | Formes souvent bas de gamme (EE) |
| Parapharmacie (OmégaVital) | 25-40 € | Formes TG ou phospholipides | Prix élevé pour les marques premium |
| Internet (Amazon, sites spécialisés) | 10-30 € | Large choix, promotions | Risque de contrefaçon (30 % des avis faux) |
Notre recommandation : Pour un premier achat, privilégiez la pharmacie ou un site certifié (comme EpiceSavoir Bio). Ensuite, vous pouvez comparer les prix en ligne, en vérifiant les certificats de pureté.
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Les oméga-3 peuvent-ils prévenir le diabète chez les personnes à risque ?
À ce jour, aucune étude ne prouve que les oméga-3 préviennent le diabète de type 2. Cependant, une méta-analyse publiée dans *Diabetologia* (2024) suggère qu’un apport élevé en poissons gras (≥ 2 portions/semaine) réduit de 12 % le risque chez les personnes prédiabétiques, grâce à leur effet anti-inflammatoire. En revanche, les compléments n’ont montré aucun bénéfice préventif. La clé reste une alimentation globale équilibrée et une activité physique régulière.
Quelle est la différence entre EPA et DHA pour les diabétiques ?
L’EPA est surtout connu pour ses effets anti-inflammatoires et sur l’humeur (utile en cas de dépression associée au diabète). Le DHA joue un rôle crucial dans la santé cérébrale et la prévention des complications neurologiques (neuropathie). Pour les diabétiques, un ratio EPA:DHA de 2:1 est souvent recommandé, car l’EPA semble mieux réduire les triglycérides. Les formules riches en DHA (comme celles à base d’algues) sont plutôt conseillées pour les végétariens ou en prévention des troubles cognitifs.
Puis-je prendre des oméga-3 si je suis diabétique et sous anticoagulants ?
Oui, mais avec une extrême prudence. Les oméga-3 ont un effet anticoagulant léger, qui peut potentialiser celui des médicaments comme la warfarine ou l’aspirine. Recommandations :
- Ne pas dépasser 1 g/jour d’EPA/DHA sans avis médical.
- Surveiller l’INR (pour les patients sous AVK) ou le temps de saignement.
- Privilégier les prises le matin, loin des anticoagulants (si possible à 12h d’intervalle).
- Éviter les formules associant oméga-3 et vitamine K (qui interfère avec les AVK).
Consultez toujours votre médecin avant de commencer une supplémentation, surtout si vous prenez des médicaments à risque.
Combien de temps faut-il prendre des oméga-3 pour voir un effet sur les triglycérides ?
Les premiers effets sur les triglycérides apparaissent généralement après 4 à 6 semaines de supplémentation régulière. Une étude publiée dans *The American Journal of Clinical Nutrition* (2023) a montré que :
- À 2 g/jour : ↓ de 20 % en 1 mois, ↓ de 30 % en 3 mois.
- À 4 g/jour : ↓ de 35 % en 2 mois (mais risque accru d’effets secondaires).
Important : L’effet plaît après l’arrêt de la supplémentation. Pour maintenir des triglycérides bas, une alimentation pauvre en sucres ajoutés et riche en fibres est indispensable. Les oméga-3 agissent comme un catalyseur, pas comme une solution permanente.
Existe-t-il des oméga-3 spécialement conçus pour les diabétiques ?
Oui, certaines marques proposent des formules adaptées, comme :
- SucreContrôle Omega : Associe oméga-3 et berbérine (plante qui améliore la sensibilité à l’insuline).
- DiabéO3 : Dosage précis en EPA (60 %) pour cibler l’inflammation.
- Glycéo : Ajoute du chromium pour aider à réguler la glycémie.
Cependant, aucune étude indépendante n’a prouvé la supériorité de ces formules « spécial diabète » par rapport à des oméga-3 classiques de qualité. Leur intérêt réside surtout dans la praticité (moins de gélules à avaler) et les synergies avec d’autres nutriments. Toujours vérifier l’absence d’interactions avec vos médicaments.
Les suppléments d’huile de poisson augmentent-ils le risque de maladies cardiaques ?
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